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Michael Phelps a ajouté deux médailles d’or olympiques à sa collection, la troisième à Rio et sa vingt-et-unième toutes olympiades confondues. Alors que la fin de sa carrière se profile, il faudra faire le bilan de l’apport immense de l’Américain à la natation, que l’on aurait tort de résumer à ses seules coulées.

 

 

Finale du 200m papillon messieurs

 

Il y a quatre ans, à Londres, Michael Phelps avait été battu sur son épreuve fétiche par Chad Le Clos, qui était parvenu à le déborder dans la dernière longueur. Il s’en est fallu de peu pour que pareil scenario ne se reproduise, avec Masato Sakai dans le rôle du Sud-Africain. Comme en demi-finale, Phelps a pris les choses en main, passant largement en tête au 100m. Comme en demi-finale, sa fin de course a été compliquée. Il est néanmoins parvenu à toucher en tête en 1.53.36, gardant quatre petits centièmes d’avance sur Sakai, qui lui a repris plus d’une seconde dans le dernier 50m (29.67 contre 31.08) ! Le Japonais, qui pointait encore en 6e position au virage, améliore son record personnel de près de 8 dixièmes. Le podium est complété par le jeune Hongrois Tamas Kenderesi, qui en profite également pour abaisser très largement sa meilleure marque. Grosse déception en revanche pour son compatriote et chef de file, Laszlo Cseh, qui s’était montré étincelant sur la distance lors des derniers championnats d’Europe, à Londres, au cours desquels il avait établi la meilleure performance mondiale de la saison (1.52.91). Loin de pouvoir rééditer ce chrono, qui lui aurait permis de s’imposer, Cseh s’est effondré dans la dernière longueur (32.65) et ne termine que 7e en 1.56.24. Il voit ainsi s’échapper une occasion unique d’ajouter le titre olympique qui manque à son immense palmarès. Chad Le Clos, une nouvelle fois présent en finale, était lui aussi encore en course aux 150m, mais prend finalement la quatrième place en 1.54.06.

 

 

Finale du 4×200 nage libre messieurs

 

Moins d’une heure après ce succès dans l’une des courses les plus éprouvantes du programme olympique, Phelps revenait sur le bord du bassin pour prendre part à la finale du 4x200m nage libre. Une épreuve qu’il a remportée au cours des trois dernières éditions des Jeux Olympiques mais sur laquelle les États-Unis, en son absence, s’étaient laissé surprendre par les Britanniques au cours des derniers championnats du monde de Kazan. Lancé largement en tête après les excellentes performances de Conor Dwyer (1.45.23 au start) et Francis Haas (1.44.14 lancé) et celle plus modeste – au moins selon ses propres standards – de Ryan Lochte (1.46.03 lancé), Phelps n’a pas tremblé au moment de conclure (1.45.26 lancé, pour un chrono final de 7.00.66). Les Britanniques améliorent leur performance de Kazan et s’emparent in extremis de la seconde place grâce au dernier relais de James Guy (1.44.85 lancé). On retiendra également la grosse performance du jeune Duncan Scott (1.45.05 lancé), peu après sa qualification en finale du 100m nage libre. Le Japon complète le podium, porté par une nouvelle prestation solide de Kosuke Hagino (1.45.34 au start). L’Australie, privée de son meilleur élément, Cameron Mc Evoy, échoue à la quatrième place, malgré un bon dernier relais du spécialiste de 400-1500m Mack Horton (1.45.37).

 

Pas d’équipe de France en finale en revanche, puisque les Bleus (Jordan Pothain, Gregory Mallet, Lorys Bourelly et Damien Joly) ont pris la 14e place des séries en 7.13.71. En l’absence de Yannick Agnel, et du fait de la participation de Jérémy Stravius et Clément Mignon aux séries du 100m nage libre, il a fallu improviser et faire appel à Damien Joly, qui ne s’était évidemment nullement préparé pour cette épreuve. On retiendra néanmoins le nouveau record personnel de Jordan Pothain (1.46.56), établi malgré ces conditions délicates, et la solidité de l’expérimenté Grégory Mallet (1.47.60 lancé). On espère revoir très vite ce relais en haut de l’affiche.