Images : France Télévisions

Le résumé des épreuves disputées aux cours de la troisième soirée olympique

 

Demi-finales du 200m NL dames

 

Charlotte Bonnet, troisième de la première demi-finale du 200m NL

Belle performance de Charlotte Bonnet qui se qualifie pour la finale d’une épreuve particulièrement dense en établissant le 7e chrono. Placée dans la première demi-finale, la sociétaire de l’Olympique Nice Natation a réalisé une course très proche de celle qui lui avait permis de décrocher sa qualification pour les Jeux à Montpellier. Partie légèrement moins vite (56.42 au 100m), elle a une nouvelle fois souffert dans la troisième longueur, mais est néanmoins parvenue à relancer pour toucher en 1.56.38, à 22 centièmes de son record personnel, qui devrait tomber en finale.

 

 

À titre de comparaison, ses temps de passage à Rio, Montpellier et à Canet lors de son record personnel :

08/09/16  Rio de Janeiro                27.04  56.42 (29.38) 1.26.57(30.15) 1.56.38 (29.81)

01/04/16  Montpellier                    27.14  56.20 (29.06) 1.26.20 (30.00) 1.56.32 (30.12)

06/06/15 Canet-en-Roussillon       27.38  56.69 (29.31) 1.26.74 (30.05) 1.56.16 (29.42)

La finale s’annonce passionnante : elle opposera notamment les deux meilleures nageuses du monde à l’heure actuelle, Katie Ledecky (1.54.81) et Sarah Sjöström (1.54.65), qui ont toutes les deux déjà décroché l’or avec un record du monde à la clé à Rio, respectivement sur 400m nage libre et 100m papillon. Emma McKeon et Federica Pellegrini tenteront de bousculer ce duel annoncé. À noter les éliminations de Missy Franklin et Femke Heemskeerk, qui terminent toutes deux à la dernière place de leur demi-finale, dans des chronos éloignées de leur véritable valeur.

Finale du 200m NL messieurs

 

Chad Le Clos (Afrique du Sud) et Conor Dwyer (États-Unis)

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Chad Le Clos n’a pas froid aux yeux. Depuis la ligne n°1, le Sud-Africain est parti sur des bases supersoniques : 23.39 au 50m, probablement le départ le plus rapide de l’histoire sur l’épreuve. Un calcul apparemment gagnant : malgré le 2e 100m le plus lent de tous les finalistes (54.84), il est parvenu à arracher à la touche la médaille d’argent en 1.45.20, alors que l’Américain Conor Dwyer, qui semblait idéalement placé, s’est écroulé dans les derniers mètres (1.45.23). La victoire est revenue à Sun Yang en 1.44.65, sans surprise mais pas sans nouvelle polémique. Après Mack Horton, Camille Lacourt a publiquement critiqué le Chinois, jugeant sa victoire comme le symbole d’un sport évoluant dans la mauvaise direction.

Finale du 100m dos messieurs

 

Camille Lacourt (France)

Le dossiste français était lui aussi sur le pont hier soir, pour sa deuxième finale olympique après la quatrième place décrochée à Londres. L’année passée, à Kazan, il s’en était fallu de 8 petits centièmes pour que le Marseillais ne glane un nouveau titre mondial, après celui partagé avec Jérémy Stravius à Shanghai en 2011. La différence a cette fois été plus nette : malgré une bonne première coulée, Camille Lacourt n’est pas parvenu à faire parler son avantage en vitesse pure pour basculer en tête à mi-course et doit finalement se contenter de la cinquième place  (52.70). Toujours au sommet de sa discipline techniquement, il ajoute une nouvelle ligne à son palmarès mais ne sera pas médaillé olympique en individuel.

Déception également pour le champion du monde en titre, l’Australien Mitchell Larkin, arrivé dans la peau du favori et qui ne monte pas sur le podium (4e en 52.43), devancé à la touche par l’expérimenté David Plummer (3e en 52.40). La victoire revient à un autre américain, Ryan Murphy, qui en 51.97 devient le premier homme à descendre sous les 52 secondes sans combinaison en polyuréthane et manque le record du monde d’Aaron Peirsol pour trois petits centièmes. Murphy, non qualifié en individuel pour les derniers championnats du monde de Kazan, y avait signé un retentissant 52.18 au départ des séries du relais 4×100 4N mixte, un temps qui lui aurait permis d’empocher le titre. Une opportunité qu’il n’a donc pas laissé échapper cette fois-ci. Le Chinois Xu Jiayu s’intercale entre les deux Américains sur le podium en améliorant son record personnel de 3 centièmes (52.31 contre 52.34 en 2014).

Finale du 100m dos dames

 

A vos marques…

La Hongroise Katinka Hosszu poursuit sa moisson en emportant le 100m dos en 58.45. Elle devance l’une des révélations de la compétition : la jeune Américaine Kathleen Baker, arrivée à Rio avec un record à 59.29 et qui en repart avec trois chronos sous les 59 secondes (58.84 en séries et en demi-finale, 58.75 en finale). À un petit centième de Baker, deux nageuses se partagent le bronze : la Canadienne Kylie Masse et la Chinoise Fu Yuanhui (58.76). Un gros niveau de densité dont a fait les frais la championne d’Europe danoise Mie Nielsen, qui termine 5e en 58.80. Avec Olivia Smoliga (6e en 58.95), on compte même six nageuses sous les 59s. Nouvelle désillusion pour l’équipe australienne avec la contre-performance d’Emily Seebohm (7e en 59.19), championne du monde en titre et arrivée à Rio avec la meilleure performance mondiale de l’année (58.35).

 

Finale du 100m brasse dames

 

Lilia King et Catherine Meili (États-Unis)

L’Américaine Lilia King remporte cette finale en cassant la barrière des 1.05.00 (1.04.93), au nez et à la barbe de la Russe Yulia Efimova (1.05.50), dont la présence sur ces Jeux attise la colère de nombreux observateurs et spectateurs du fait de son passif avec le dopage. Pour compléter le tableau des médaillés américains, Catherine Meili décroche une belle troisième place (1.05.69). Énorme désillusion en revanche pour la tenante du titre, la Lituanienne Ruta Meilutyte. Visiblement hors du coup, elle termine cette finale en septième position à presque trois secondes (!) de son record personnel. A noter la belle cinquième place de la Canadienne Rachel Nicol (1.06.68) qui confirme qu’il faudra compter sur l’équipe du Canada sur le relais 4N féminin.

Demi-finales du 200m papillon messieurs

 

Tamas Kenderesi (Hongrie)

Alors que l’on attendait déjà une petite explication entre les cadors de la discipline, c’est finalement le jeune Hongrois Tamas Kenderesi qui tire son épingle du jeu en devançant tous les favoris (1.53.96, record personnel), grâce notamment un finish époustouflant. Derrière lui, ni Michael Phelps (1.54.15), ni Laszlo Cseh (1.55.18) n’ont été particulièrement impressionnants, tous deux semblant même plafonner sur le dernier 25m. Cela pourrait bien profiter demain en finale à Chad Le Clos, qui une heure après son éprouvante finale du 200m NL s’est contenté de contrôler pour assurer sa qualification (1.55.19). Daya Seto (1.55.28) et Masato Sakai (1.55.32), les deux spécialistes japonais de la distance seront également de la fête, tout comme le Danois Viktor Bromer (1.55.59) et le Belge Louis Croenen (1.56.03).

Demi-finales du 200m 4N dames

 

Siobhan-Marie O’Connor (Grande-Bretagne)

Petite sensation en clôture de réunion, puisque Katinka Hosszu, grande favorite pour le titre, est devancée chronométriquement par la Britannique Siobhan-Marie O’Connor. Celle-ci améliore sa marque de référence de presque une seconde (2.07.57). La Hongroise se contente d’un chrono de 2.08.13, alors qu’elle avait nagé plus vite en séries (2.07.45). La finale s’annonce plus serrée qu’attendu, même si Hosszu conserve bien entendu les faveurs des bookmakers. Derrière ces deux nageuses, elles seront plusieurs à pouvoir viser une place sur le podium, notamment l’Américaine Madeline DiRado (2.08.91) et la revenante chinoise Ye Shiwen (2.09.33). A noter que les deux Japonaises, Miho Teramura et Runa Imai la recordwoman du monde junior, présentées comme des outsiders potentielles pour les médailles, ont toutes deux été éliminées en demi-finale en naviguant à bonne distance de leurs meilleurs temps de la saison.