Photo exclusive de notre envoyé spécial, Robin P.

Sur le papier, on voyait mal comment le titre du 4x100m NL dames pouvait échapper aux Australiennes. Difficile en effet de faire mieux qu’un quatuor composé de Cate Campbell (détentrice du record du monde, établi en 2016), sa sœur Bronte Campbell (2e meilleure performeuse mondiale de l’année), Emma Mc Keon (4e) et Brittany Elmslie (10e). Parmi leurs adversaires, seuls les États-Unis, renforcés par la présence de Katie Ledecky, constituaient une menace crédible.

De fait, pendant 200m, les Américaines ont préservé le suspense. Une excellente Simone Manuel (53.36) parvenait d’abord à toucher devant Emma McKeon, probablement émoussée par ses deux 100m papillon de la journée (53.41, loin des 52.80 qu’elle avait réalisés en avril dernier). À la faveur d’un excellent relais d’Abbey Weitzeil (52.56), elles basculaient même à mi-course avec 6 dixièmes d’avance. Insuffisant néanmoins pour contrer les sœurs Campbell, une nouvelle fois intraitables (52.15 pour Bronte, 51.97 pour Cate). En 3.30.65, l’Australie retranche 33 centièmes à son propre record du monde.

Penny Oleksiak (Canada) meeting Mare Nostrum de Canet-en-Roussillon (juin 2016).

Derrière les États-Unis, seconds logiques (3.31.89, nouveau record national), le Canada prend une très belle médaille de bronze, porté par les 52.72 de Penny Oleksiak en position de dernière relayeuse. Oleksiak, qui avait amélioré plus tôt dans la journée le record du monde junior du 100m papillon en 56.73, n’a visiblement eu pour sa part aucun mal à digérer l’enchainement des courses. L’avenir s’annonce doré pour la nouvelle perle de la natation mondiale, et, au-delà, pour le relais canadien, largement le plus jeune de la finale.

Côté Français, les Bleues (Beryl Gastaldello, Charlotte Bonnet, Mathilde Cini, Anna Santamans) ont réussi la jolie performance d’accrocher une place en finale en améliorant en séries le record de France (3.36.85). Elles terminent finalement 7e en 3.37.45. Si Charlotte Bonnet s’est rassurée en réalisant deux prestations « lancées » solides (53.16 et 53.17), Beryl Gastaldello est en revanche loin de ses meilleures marques.